 Pas de mansuétude après la magnitude
| Nous, corps déchiquetés, poussiérisés, broyés, mâchés, pulvérisés, fracassés par la magnitude de force 7, sommes sans mansuétude. Nous, vieux chiffons encombrants et précipitamment enfouis sous terre ou brûlés comme des pneus hors d’usage, nous piquerons constamment vos narines, monterons au-dessus de vos caboches comme des fumeroles gonflées de rancœur. Nous, volutes pestilentielles aux ondoiements hallucinogènes, dansant dans la moindre pénombre la danse du tourment, ne lâcherons pas prise. Promis, mon général !
| Article par Eugène Ebodé
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|  |  La poésie comme réappropriation du chant des origines : entretien avec le poète Gabriel Mwènè Okoundji
| Nul n'est prophète en son pays... Nous avons rencontré le poète congolais Gabriel Okoundji qui vit depuis près de trente ans en Aquitaine et a à son actif plusieurs recueils de poésie dont la plupart traduits en Occitan. Entre autres : L'âme blessée d'un éléphant noir (éditions William Blake, 2002), Vent fou me frappe (éditions Fédérop, 2003), Prière aux ancêtres (éditions Fédérop, 2008) et Au Matin de la parole : cheminement vers une poésie d'initiation (éditions Fédérop, 2009), autant de recueils qui nous invitent à penser l'universel à partir de la parole fondatrice et sacrée des ancêtres tégués.
| Propos recueillis par Nathalie Philippe
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