| du | | avril 10 | 27/04 10:00 |  | | au | | avril 10 | 29/04
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France
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| Kateb Yacine le migrant (1929-1989)
Colloque international 27-29 avril 2010
Université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand II)
CELIS (Centre de Recherches sur les Littératures et la Socio-poétique)
en collaboration avec l’université de Regensburg, Institut für Romanistik
Coordination scientifique :
Catherine Milkovitch-Rioux (CELIS, Université Blaise Pascal)
Isabella von Treskow (Université de Regensburg)
La vie et l’œuvre de Kateb Yacine sont parcourues par la dynamique de la migration.
Né à Constantine en 1929, Kateb effectue son premier séjour à Paris en 1947 et des allers-retours entre la France et l’Algérie, des migrations compulsives émailleront toute son existence.
Kateb évoque les stations de cette vie d’écrivain errant dans Polygone étoilé (1966): Milan – Tunis – Bruxelles – Hambourg – Bonn – Stockholm – Bruxelles – Milan – Monterosso – Trieste – Zagreb – Tunis - Berlin – Florence…
Avec la découverte du Vietnam, Kateb place la figuration de l’histoire du Maghreb colonisé dans une configuration politique, voire révolutionnaire, mondiale, où l’itinérance est instituée en mode de connaissance.
Dans toute l’œuvre du poète, romancier, dramaturge, l’errance se mêle à l’écriture, comme les deux faces d’un même être-au-monde. À l’instar de ses héros – on pense aux carnets et au journal de Mustapha dans Nedjma –, la migration nourrit l’écriture de carnets et de notes semées au vent qui ne seront jamais publiés. Elle devient le corollaire inextinguible d’une création qui s’adonne au monde, y compris dans une perception linguistique historiquement polyglotte.
C’est en s’intéressant à ce mouvement oscillatoire permanent qu’on tentera de retracer la place de ces migrations divergentes multiples et leurs fonctions dans la conception de l’œuvre générée au cœur de ce flux migratoire : par quelles mises en abyme la création représente-t-elle la scène du monde ? En quoi est-elle exploration séismographique de ses révolutions, au sens tant politique que dynamique du terme ?
Quelles sont les projections réelles ou imaginaires de ce schème dynamique dans l’œuvre ? Quels en sont les repères topographiques, les figures, les mythes de fondation qui tendent à définir une poétique romanesque de la migration ?
Dans cette exploration spatiale et temporelle, on aura soin de situer l’œuvre de Kateb Yacine dans le champ des études contemporaines sur la migration et l’exil (Pierre Bourdieu, Jacques Derrida, Jean-Marc Moura, Monique Lebrun, Simon Harel, Christine Albert, Patrick Chamoiseau), en confrontant les représentations imaginaires présentes à la pensée de la nation et du nationalisme, mais aussi du métissage, du multiculturalisme et de l’interculturel, du cosmopolitisme et de l’universalité.

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